Aboud

Aboud est un village palestinien situé sur la route parallèle à la côte qui relie Jérusalem à Nazareth. Aboud se trouve à 45 km de Jérusalem, ville sainte où le Christ a été crucifié. Le village est à 450 mètre au-dessus du niveau de la mer. On peut le dire d’emblée : plus de 60% des habitants d’Aboud vivent aujourd’hui à l’étranger, une situation qui est loin d’être exceptionnelle mais que connaissent aussi les autres villes et villages palestiniens. Ces émigrants sont répartis dans divers pays, en quête d’une vie meilleure et de dignité. C’est le fruit de l’occupation.
Aboud est un village très romantique où la nature est de toute beauté : oliviers, figuiers et vignes s’y côtoient, sur les montagnes les plantes sauvages foisonnent. Aboud bénéficie des quatre saisons du climat méditerranéen mais connaît rarement la neige, même en hiver.
La vie sociale est imprégnée des traditions de l’Est : on se rend visite, on se réunit lors des occasions particulières.
A Aboud, on retrouve le costume traditionnel palestinien, que portent encore les personnes âgées. Dans ce village, passé et présent sont indissociables. Des tombes romaines creusées dans la pierre, vestiges de l’Empire Romain, rappellent les temps anciens.
Autrefois, Aboud s’appelait “la ville des fleurs” en raison de la beauté de la nature environnante et de la variété des fleurs qui poussaient sur les flancs de ses montagnes. D’après les recherches menées par L.E.P.Lombardi en 1959, c’est le prêtre Elias Al-Aboudi qui aurait attribué à Aboud le nom de « ville des fleurs ». Plus tard, le village aurait été baptisé « Aboud » d’après le nom du prophète Obidia mentionné dans l’Ancien Testament.
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A un kilomètre à l’est d’Aboud se trouve une vallée dite “la vallée des citrons » où poussent des citronniers, des orangers et quelques pommiers. Elle est irriguée par une source de plus de 150 mètres cube, qui reste totalement inexploitée. Dans ce contexte, il convient de rappeler que les Palestiniens ont interdiction de contrôler ou d’exploiter leurs ressources hydrauliques. C’est le lot de tout territoire occupé. Au nord de la vallée se dressent les ruines d’un ancien moulin à eau. En réalité, le territoire d’Aboud ne compte pas moins de neuf sources, mais aucune d’elles n’est exploitée. Pourtant, nul doute que ce sont ces sources qui ont autrefois incité les hommes à s’installer à Aboud
La situation géographique d’Aboud, entre le nord et le sud de la Palestine, en a fait un point stratégique. Ainsi, le village se trouve sur l’une des anciennes grandes voies commerçantes romaines. Cette voie, faite de fragments de pierre plantés dans la terre, est encore visible à Aboud.
On dit que Jésus aurait enseigné aux foules à Aboud, du haut d’une butte de terre : on y construisit plus tard une église qui fut baptisée « Messieh », ce qui signifie ‘Christ’ en Araméen. Par la suite, cette église fut détruite et transformée en cimetière. D’après des références historiques, il y aurait eu neuf églises à Aboud. Certaines ont été détruites pendant les guerres, d’autres à cause de catastrophes naturelles. Voici la liste de ces neuf églises :
Eglise Messieh
Eglise Saint Todros
6-
Eglise Sainte Anastasie : les ruines de cette ancienne église située au sud d'Aboud sont encore bien conservées.7-
Eglise Sainte Abadie
: les ruines de cette
église
sont au centre du village,
à
l'ouest de la rue principale.
8-
Eglise de la Vierge Marie
:
Construite au 4ème
siècle
sur l'ordre de Sainte Hélène,
mère
de l'empereur romain Constantin, converti au christianisme et qui en fit la
religion officielle de l'empire. Comme les huit autres
églises
d'Aboud, l'église
de la Vierge Marie fut plusieurs fois menacée
d'être
détruite.
Mais à
la différence
des autres, elle ne fut jamais complètement
rasée.
En effet, ceux qui voulaient l’abattre
étaient
aussitôt
paralysés
par une force invisible. Ce miracle, ainsi que d'autres
évènements
de ce type, lui ont conféré
une position toute particulière.
Elle est actuellement le lieu de culte de la communauté
grecque orthodoxe d'Aboud.
9- Eglise Dare Al-Kawkab : cette église, située à l'est du village, a connu une fin tragique : assiégée pendant les guerres du Moyen-Age, elle a été complètement ravagée, ses prêtres mis à mort, ses manuscrits enluminés détruits et ses objets d'art brûlés. Il n'en resta aucune trace, sinon des souvenirs.

Side View of One Israeli Settlement Built on Aboud's Land